Messe du Dimanche des Rameaux 5 Avril 2020

 

L’ENTRÉE MESSIANIQUE DU SEIGNEUR À JÉRUSALEM

Procession ou entrée solennelle

Antienne

Hosanna au fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!

Hosanna au plus haut des cieux !

Le chant terminé, le prêtre salue le peuple puis invite les fidèles à participer à la célébration par la brève allocution qui suit ou en des termes semblables :

Frères et sœurs, pendant quarante jours, nous avons préparé nos cœurs par la prière, la pénitence et le partage ; et nous voici rassemblés au début de la Semaine sainte pour commencer avec toute l’Église la célébration du mystère pascal. Aujourd’hui, le Christ entre à Jérusalem, la Ville sainte, où il va mourir et ressusciter. Mettons toute notre foi à rappeler maintenant le souvenir de cette entrée triomphale de notre Sauveur; suivons-le dans sa Passion jusqu’à la Croix pour avoir part à sa résurrection et à sa vie.

Prière

Dieu tout-puissant, daigne bénir ces rameaux que nous portons pour fêter le Christ notre Roi : accorde-nous d’entrer avec lui dans la Jérusalem éternelle. Lui qui…

Amen.

OU

Augmente la foi de ceux qui espèrent en toi, Seigneur, exauce la prière de ceux qui te supplient : nous tenons à la main ces rameaux pour acclamer le triomphe du Christ; pour que nous portions en lui des fruits qui te rendent gloire, donne-nous de vivre comme lui en faisant le bien. Lui qui…

Amen.

Récit de l’entrée à Jérusalem

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (21, 1-11)

J ésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples : « Allez au village qui est en face de vous; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin.” Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »

Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

Procession des rameaux

Après l’Évangile et avant le départ de la procession,

le prêtre peut prononcer une brève homélie ou dire simplement :

Et maintenant, avançons, comme les foules de Jérusalem heureuses d’acclamer le Messie.

À l’entrée de la procession dans l’église, on chante le répons suivant ou un autre chant semblable :

À l’entrée du Seigneur dans la Ville sainte, les enfants, portant des palmes et des rameaux d’olivier, annonçaient la Résurrection;

Avec eux, nous chantons : Hosanna au plus haut des cieux !

Quand le peuple apprit que Jésus arrivait à Jérusalem, il sortit à sa rencontre. 

Avec eux, nous chantons : Hosanna au plus haut des cieux !

Entrée simple

Acclamé puis injurié, Jésus marchera jusqu’au pied de la Croix en ne faisant que la volonté de son Père. Le Christ Jésus, prenant la condition de serviteur, vient montrer aux hommes la toute-puissance de l’amour de Dieu. Dans nos combats et nos faiblesses, il nous offre la joie du salut et l’espérance de la Résurrection.

OUVERTURE DE LA CELEBRATION

Chant d'entrée

OU

Antienne d'ouverture

 Six jours avant la fête de la Pâque, lorsque le Seigneur fit son entrée à Jérusalem, les enfants allèrent à sa rencontre. Ils tenaient en main des branches de palmiers, et criaient à pleine voix : Hosanna au plus haut des cieux ! Sois béni, toi qui viens tout rayonnant de bonté !

Portes, levez vos frontons, élevez-vous, portes éternelles : qu’il entre, le roi de gloire! Qui donc est ce roi de gloire ? C’est le Seigneur, Dieu de l’univers; c’est lui, le roi de gloire. (Ps 23, 9-10)

Hosanna au plus haut des cieux !

Sois béni, toi qui viens tout rayonnant de bonté !

 Le prêtre et les fidèles, debout, se signent, tandis que le prêtre dit:

  Au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

  Salutation

       La grâce de Jésus notre Seigneur, l'amour de Dieu le Père et la communion de l'Esprit Saint, soient toujours avec vous.

   - Et avec votre esprit.

 

  Préparation pénitentielle

 Je Confesse à DIEU

 Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères,

 Que j'ai péché en pensée, en parole, par action et par omission;

 oui j'ai vraiment péché. C'est pourquoi je supplie la Vierge Marie,

 les anges et tous les saints, et vous aussi, mes frères,

 de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

  Suggestion de préparation pénitentielle

Frères et sœurs, le Christ que nous acclamons triomphera de la mort pour donner vie aux hommes. Humblement, ouvrons nos cœurs à sa miséricorde.

Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, tu nous donnes la vie. Béni sois-tu et prends pitié de nous.

— Béni sois-tu et prends pitié de nous.

Ô Christ, Serviteur offert en sacrifice, tu nous sauves par ta croix. Béni sois-tu et prends pitié de nous.

Béni sois-tu et prends pitié de nous.

Seigneur, visage de la gloire du Père, tu nous ouvres la vie éternelle. Béni sois-tu et prends pitié de nous.

— Béni sois-tu et prends pitié de nous.

Le Prêtre: Que Dieu tout puissant nous fasse miséricorde; qu'il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle.

-Amen.

GLOIRE A DIEU

 pas de Gloria pendant le carême

  Prière

 Dieu éternel et tout-puissant, pour montrer au genre humain quel abaissement il doit imiter, tu as voulu que notre Sauveur, dans un corps semblable au nôtre, subisse la mort de la croix : accorde-nous cette grâce de retenir les enseignements de sa passion et d’avoir part à sa résurrection. Lui qui…

— Amen.

 LITURGIE DE LA PAROLE

  Lecture du livre du prophète Isaïe (50, 4-7)

« Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu »

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu. 

 Parole du Seigneur: - Nous rendons grâce à Dieu

  PSAUME

 Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Tous ceux qui me voient me bafouent,

ils ricanent et hochent la tête :

« Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !

Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami! »

 

Oui, des chiens me cernent,

une bande de vauriens m’entoure.

Ils me percent les mains et les pieds;

je peux compter tous mes os.

 

 Ils partagent entre eux mes habits

et tirent au sort mon vêtement.

Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :

ô ma force, viens vite à mon aide !

 

Tu m’as répondu!

Et je proclame ton nom devant mes frères,

je te loue en pleine assemblée.

Vous qui le craignez, louez le Seigneur.

 

   Lecture  de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens (2, 6‑11)

« Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté »

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

- Parole du Seigneur

- Nous rendons grâce à Dieu

       Acclamation de l'Evangile

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus !

Pour nous, le Christ est devenu obéissant, jusqu’à la mort, et la mort de la croix. C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.

Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! 

La lecture de la Passion se fait sans salutation au début, ni acclamation à la fin.

Refrains suggérés au cours de la lecture de la Passion :

Ô Croix dressée sur le monde (H 30)

ou : Victoire, tu régneras (H32)

ou : Nous chantons la croix du Seigneur (CNA no  342) 

 Évangile de Jésus Christ

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (26, 14 – 27, 66)

(Si l’on choisit la lecture brève, Matthieu 27, 11-54, on lit le titre ci-dessus, puis on commence après le filet de la page 54.)

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres et leur dit :

D « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre? »

L  Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :

D « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque? » L Il leur dit :

B « Allez à la ville, chez untel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »

L  Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara :

B « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »

L  Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour :

D « Serait-ce moi, Seigneur ? »

L  Prenant la parole, il dit :

B « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »

L  Judas, celui qui le livrait, prit la parole :

D « Rabbi, serait-ce moi ? »

L  Jésus lui répond :

B « C’est toi même qui l’as dit! »

L  Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit :

B « Prenez, mangez : ceci est mon corps. »

L  Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant :

B « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. »

L  Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit :

B « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »

L  Prenant la parole, Pierre lui dit :

D « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. »

L  Jésus lui répondit :

B « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. »

L  Pierre lui dit :

D « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. »

L  Et tous les disciples dirent de même. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit :

B « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. »

L  Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors :

B « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. »

L  Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait :

B « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »

L  Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis; il dit à Pierre :

B « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »

L  De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois; il disait :

B « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite! »

L  Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit :

B « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous! Allons! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »

L  Jésus parlait encore, lorsque Judas, l’un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Celui qui le livrait leur avait donné un signe :

D « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le. »

L  Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit :

D « Salut, Rabbi! »

L  Et il l’embrassa. Jésus lui dit :

B « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! »

L  Alors ils s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. L’un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l’oreille. Alors Jésus lui dit :

B « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges. Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? »

L  À ce moment-là, Jésus dit aux foules :

B « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. »

L  Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent. Ceux qui avaient arrêté Jésus l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu’au palais du grand prêtre; il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort. Ils n’en trouvèrent pas; pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés. Finalement il s’en présenta deux, qui déclarèrent :

A « Celui-là a dit : “Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.” »

L  Alors le grand prêtre se leva et lui dit :

A « Tu ne réponds rien? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »

L  Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit :

A « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. » L Jésus lui répond :

B « C’est toi même qui l’as dit! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. » 

L  Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant :

A « Il a blasphémé! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème! Quel est votre avis ? »

L  Ils répondirent :

F « Il mérite la mort. »

L  Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent; d’autres le rouèrent de coups en disant :

F « Fais-nous le prophète, ô Christ! Qui t’a frappé? »

L  Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit :

A « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen! »

L  Mais il le nia devant tout le monde et dit :

D « Je ne sais pas de quoi tu parles. »

L  Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là :

A Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. »

L  De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment :

D « Je ne connais pas cet homme. »

L  Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre :

A « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. »

L  Alors, il se mit à protester violemment et à jurer :

D « Je ne connais pas cet homme. »

L  Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement.

Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mettre à mort. Après l’avoir ligoté, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur.

Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit :

D « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. »

L  Ils répliquèrent :

A « Que nous importe? Cela te regarde! »

L  Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent :

A « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. »

L  Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers. Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-duSang. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Ils ramassèrent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d’Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné.

Début de la lecture brève

L  On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea :

A « Es-tu le roi des Juifs ? »

L  Jésus déclara :

B « C’est toi-même qui le dis. »

L  Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit :

A « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »

L  Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit :

A « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »

L  Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire :

A « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »

L  Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit :

A « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »

L  Ils répondirent :

F « Barabbas! »

L  Pilate leur dit :

A « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? »

L  Ils répondirent tous :

F « Qu’il soit crucifié ! »

L  Pilate demanda :

A « Quel mal a-t-il donc fait ? »

L  Ils criaient encore plus fort :

F « Qu’il soit crucifié! »

L  Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant :

A « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde! »

L  Tout le peuple répondit :

F « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants! »

L  Alors, il leur relâcha Barabbas; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. 

Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :

F « Salut, roi des Juifs! »

L  Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête.

Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort; et ils restaient là, assis, à le garder. Au dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête; ils disaient :

F « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! »

L  De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant :

A « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : “Je suis Fils de Dieu.” »

L  Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière. À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte :

B « Éli, Éli, lema sabactani ? »,

L  ce qui veut dire :

B « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? »

L  L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :

F « Le voilà qui appelle le prophète Élie! »

L  Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient :

F « Attends! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »

L  Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit.

(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant.)

Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent :

A « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu! »

Fin de la lecture brève

L  Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette. Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre. Le lendemain, après le jour de la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate, en disant :

A « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : “Trois jours après, je ressusciterai.” Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : “Il est ressuscité d’entre les morts.” Cette dernière imposture serait pire que la première. »

L  Pilate leur déclara :

A « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! »

 L  Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.

Homélie

 

  Profession de foi

 

SYMBOLE DES APôTRES

 Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.

 

Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur,

Qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie,

A souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié,

Est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers,

Le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux,

Est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,

D’où il viendra juger les vivants et les morts.

 

Je crois en l’Esprit Saint,

à la sainte Eglise catholique, à la communion des saints,

à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair,

à la vie éternelle.

 

Amen.

 

ou

 

SYMBOLE DE NICEE – CONSTANTINOPLE

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant,

créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible

né du père avant tous les siècles :

ll  est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu,

engendré, non pas créé, de même nature que le Père ; et par lui tout a été fait.

Pour nous les hommes, et pour notre salut, il descendit du ciel ;

par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.

Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,

     il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.

Il ressuscita le troisième jour, conformément aux écritures,

      et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père.

Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts ;

      et son règne n’aura pas de fin.

Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ;

       il procède du Père et du Fils ;

avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ;

        il a parlé par les prophètes.

Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique.

Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.

J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.

Amen.

   

Prière universelle

 Suggestion de prière universelle

Le prêtre :

Pour sauver tous les hommes, le Christ s’est fait obéissant, jusqu’à la mort sur une croix. Levons nos yeux vers lui, et confions-lui toutes nos demandes.

Pleins de confiance, nous te prions, Seigneur

 

  

     Le diacre ou un lecteur :

Pour que l’Église et chacun de ses membres vivent intensément la Semaine sainte qui s’ouvre, ensemble, supplions le Seigneur.

Pour que les dirigeants du monde et les responsables des affaires publiques aient le souci des plus pauvres, ensemble, supplions le Seigneur.

Pour que les jeunes et toutes les personnes sous l’emprise d’addictions soient soutenues et accompagnées, ensemble, supplions le Seigneur.

Pour que les chrétiens et les hommes de bonne volonté travaillent à plus de justice, ensemble, supplions le Seigneur.

 

 Le Prêtre

Christ et Seigneur que nous acclamons en ce jour, daigne porter avec ta Croix les cris des hommes qui espèrent en ton amour. Toi qui règnes pour les siècles des siècles.

— Amen

 

LITURGIE EUCHARISTIQUE

Préparation des dons

Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra le pain de la vie. – Béni soit Dieu, maintenant et toujours !

Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité.

Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donnes ce vin, fruit de la vigne et du travail des hommes ; nous te le présentons : il deviendra le vin du Royaume éternel. – Béni soit Dieu, maintenant et toujours !

Humbles et pauvres, nous te supplions, Seigneur, accueil-nous : que notre sacrifice, en ce jour, trouve grâce devant toi.

Lave-moi de mes fautes, Seigneur, purifie-moi de mon péché.

Prions ensemble, au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise.

- Pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

 

  Prière sur les offrandes

 Souviens-toi, Seigneur, de la passion de ton Fils, ne tarde pas à nous réconcilier avec toi : il est vrai que nous n’avons pas mérité ton pardon, mais nous comptons sur ta miséricorde et sur la grâce du sacrifice de Jésus. Lui qui…

- Amen.

 

   Prière eucharistique

Le Seigneur soit avec vous. – Et avec votre esprit.

Elevons notre cœur. – Nous le tournons vers le Seigneur.

Rendons grâce au Seigneur notre Dieu. – Cela est juste et bon.

 

     Préfaces

Prière eucharistique

(Préface des Rameaux)

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant, par le Christ, notre Seigneur. Alors qu’il était innocent, il a voulu souffrir pour les coupables, et sans avoir commis le mal il s’est laissé juger comme un criminel; en mourant, il détruit notre péché ; en ressuscitant, il nous fait vivre et nous sanctifie. C’est par lui que la terre et le ciel, le peuple de Dieu avec tous les anges, ne cessent de t’acclamer en chantant :

 Saint! Saint! Saint,

le Seigneur, Dieu de l'univers!

Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.

Hosanna au plus haut des cieux.

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

Hosanna au plus haut des cieux.

ou

Sanctus, Sanctus, Sanctus

Dominus Deus Sabaoth

Pleni sunt caeli et terra gloria tua.

Hosanna in excelsis.

Benedictus qui venit in nomine Domini.

Hosanna in excelsis.

 

Prière eucharistique N°1

 

Père infiniment bon, toi vers qui montent nos louanges, nous te supplions par Jésus Christ, ton fils, notre Seigneur, d’accepter et de bénir ces offrandes saintes.

Nous te les présentons avant tout pour ta sainte Eglise catholique : accorde-lui la paix et protège la, daigne la rassembler dans l’unité et la gouverner par toute la terre ; nous les présentons en même temps pour ton serviteur la pape François, pour notre évêque Georges, et tous ceux qui veillent fidèlement sur la foi catholique reçue des Apôtres.

Souviens-toi de tes serviteurs et de tous ceux qui sont ici réunis, dont tu connais la foi et l’attachement.

Nous t’offrons pour eux, ou ils t’offrent pour eux-mêmes et tous les leurs ce sacrifice de louange, pour leur propre rédemption, pour le salut qu’ils espèrent ; et ils te rendent cet hommage, à toi, Dieu éternel, vivant et vrai.

Dans la communion de toute l’Eglise, en ce premier jour de la semaine, nous célébrons le jour où le Christ est ressuscité d’entre les morts ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ; saint Joseph, son époux, les saints Apôtres et Martyrs Pierre et Paul, André, Jacques et Jean, Thomas, Jacques et Philippe, Barthélémy et Matthieu,  Simon et Jude, Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille, Chysogone, Jean et Paul, Côme et Damien, et tous les saints. Accorde-nous, par leur prière et leurs mérites, d’être toujours et partout, forts de ton secours et de ta protection.

Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière, dans ta bienveillance accepte-la.

Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus.

Sanctifie pleinement cette offrande par la puissance de ta bénédiction, rends-la parfaite et digne de toi : qu’elle devienne pour nous le corps et le sang de ton fils bien-aimé, Jésus Christ, notre Seigneur.

La veille de sa passion, il prit le pain dans ses mains très saintes, et, les yeux levés au ciel, vers toi, Dieu, son Père tout-puissant, en te rendant grâce il le bénit, le rompit, et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »

 De même, à la fin du repas, il prit dans ses mains cette coupe incomparable ; et te rendant grâce à nouveau, il la bénit, et la donna à ses disciples en disant :

« Prenez et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude, en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. »Il est grand le mystère de la foi :

  (1) Il est grand, le mystère de la foi: 

Nous proclamons ta mort,

Seigneur Jésus,

Nous célébrons ta résurrection,

Nous attendons ta venue dans la gloire.

  (2) Quand nous mangeons ce pain et buvons cette coupe, nous célébrons le mystère de la foi :

Nous rappelons ta mort,

Seigneur ressuscité,

Nous attendons que tu viennes.

  (3) Proclamons le mystère de la foi :

Gloire à toi qui était mort,

Gloire à toi qui es vivant,

Notre Sauveur et notre Dieu :

Viens, Seigneur Jésus.

 

C’est pourquoi nous aussi, tes serviteurs, et ton peuple saint avec nous, faisant mémoire de la passion bienheureuse de ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur, de sa résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse ascension dans le ciel, nous te présentons, Dieu de gloire et de majesté, cette offrande prélevée sur les biens que tu nous donnes, le sacrifice pur et saint, le sacrifice parfait, pain de la vie éternelle et coupe du salut.

Et comme il t’a plu d’accueillir les présents d’Abel le juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t’offrit Melchisédech, ton grand prêtre, en signe parfait, regarde cette offrande avec amour et, dans ta bienveillance, accepte-la. Nous t’en supplions, Dieu tout-puissant : qu’elle soit portée par ton ange en présence de ta gloire, sur ton autel céleste, afin qu’en recevant ici, par notre communion à l’autel, le corps et le sang de ton Fils, nous soyons comblés de ta grâce et de tes bénédictions.

Souviens-toi de tes serviteurs qui nous ont précédés, marqués du signe de la foi, et qui dorment dans la paix…

Pour eux et pour ceux qui reposent dans le Christ, nous implorons ta bonté : qu’ils entrent dans la joie, la paix et la lumière.

Et nous, pécheurs qui mettons notre espérance en ta miséricorde inépuisable, admets-nous dans la communion des bienheureux Apôtres et Martyrs, de Jean Baptiste, Etienne, Matthias et Barnabé, Ignace, Alexandre, Marcellin et Pierre, Félicité et Perpétue, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile, Anastasie, et de tous les saints. Accueille-nous dans leur compagnie, sans nous juger sur le mérite mais en accordant ton pardon, par Jésus Christ, notre Seigneur.

C’est par lui que tu ne cesses de créer tous ces biens, que tu les bénis, leur donnes la vie, les sanctifies et nous en fais le don.

Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.

- Amen

 

Prière eucharistique N°2

Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l'Eglise, en ce premier jour de la semaine, nous célébrons le jour où le Christ est ressuscité d'entre les morts. Par lui que tu as élevé à ta droite, Dieu notre Père, nous te prions:

Sanctifie ces offrandes, en répandant sur elles ton Esprit ; qu’elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus, notre Seigneur.

Au moment d’être livré et d’entrer librement dans sa passion, il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant :

« Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »

De même, à la fin du repas, il prit la coupe ; de nouveau il rendit grâce, et la donna à ses disciples, en disant :

« Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

  (1) il est grand... (voir prière eucharistique N°1)

Faisant ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton fils, nous t’offrons, Seigneur, le pain de la vie et la coupe du salut, et nous te rendons grâce, car tu nous as choisi pour servir en ta présence. Humblement, nous te demandons qu’en ayant part au corps et au sang du Christ, nous soyons rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps.

Souviens toi, Seigneur, de ton Eglise répandue à travers le monde: fais-la grandir dans ta charité avec le pape François, notre évêque Georges, et tous ceux qui ont la charge de ton peuple.

Souviens-toi aussi de nos frères qui se sont endormis dans l’espérance de la résurrection, de tous les hommes qui ont quitté cette vie : reçois-les dans ta lumière, auprès de toi.

Sur nous tous enfin, nous implorons ta bonté : permets qu’avec la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec saint Joseph, son époux, avec les Apôtres et les saints de tous les temps qui ont vécu dans ton amitié, nous ayons part à la vie éternelle, et que nous chantions ta louange, par Jésus Christ, ton fils bien-aimé.

Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.

- Amen

 

Prière eucharistique N°3

Tu es vraiment saint, Dieu de l’univers, et toute ta création proclame ta louange, car c’est toi qui donnes la vie, c’est toi qui sanctifies toutes choses, par ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur, avec la puissance de l’Esprit Saint ; et tu ne cesses de rassembler ton peuple, afin qu’il te présente partout dans le monde une offrande pure.

C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Eglise, en ce premier jour de la semaine nous célébrons le jour où le Christ est ressuscité d’entre les morts. Par lui, que tu as élevé à ta droite, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

Sanctifie-les par ton Esprit, pour qu’elles deviennent le corps et le sang de ton Fils Jésus Christ, notre Seigneur, qui nous as dit de célébrer ce mystère.

La nuit même où il fut livré, il prit le pain en te rendant grâce il le bénit, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant :

« Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »

De même, à la fin du repas, il prit la coupe, en te rendant grâce il la bénit et la donna à ses disciples, en disant :

« Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

   (1) il est grand... (voir prière eucharistique N°1)

En faisant mémoire de ton Fils, de sa passion qui nous sauve, de sa glorieuse résurrection et de son ascension dans le ciel, alors que nous attendons son dernier avènement, nous présentons cette offrande vivante et sainte pour te rendre grâce. Regarde, Seigneur, le sacrifice de ton Eglise, et daigne y reconnaître celui de ton Fils qui nous a rétablis dans ton Alliance ; quand nous serons nourris de ton corps et de ton sang et remplis de l’Esprit Saint, accorde-nous d’être un seul corps et un seul esprit dans le Christ.

Que l’Esprit Saint fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire, pour que nous obtenions un jour les biens du monde à venir, auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec saint Joseph, son époux, avec les Apôtres, les Martyrs, et tous les saints, qui ne cessent d’intercéder pour nous.

Et maintenant, nous te supplions, Seigneur : par le sacrifice qui nous réconcilie avec toi, étends au monde entier le salut et la paix. Affermis la foi et la charité de ton Eglise au long de son chemin sur la terre : veille sur ton serviteur le pape François, et notre évêque Georges, l’ensemble des évêques, les prêtres, les diacres, et tout le peuple des rachetés.

Ecoute les prières de ta famille assemblée devant toi, et ramène à toi, Père très aimant, tous tes enfants dispersés. Pour nos frères défunts, pour les hommes qui ont quitté ce monde, et dont tu connais la droiture, nous te prions : reçois-les dans ton Royaume, où nous espérons être comblés de ta gloire, tous ensemble et pour l’éternité, par le Christ, notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.

Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.

- Amen

 

Prière eucharistique N°4

Père très saint, nous proclamons que tu es grand et que tu as créé toutes choses avec sagesse et par amour : tu as fait l’homme à ton image, et tu lui as confié l’univers, afin qu’en te servant, toi son Créateur, il règne sur la création.

Comme il avait perdu ton amitié en se détournant de toi, tu ne l’as pas abandonné au pouvoir de la mort. Dans ta miséricorde, tu es venu en aide à tous les hommes pour qu’ils te cherchent et puissent te trouver. Tu as multiplié les alliances avec eux, et tu les as formés, par les prophètes, dans l’espérance du salut. Tu as tellement aimé le monde, Père très saint, que nous as envoyé ton propre Fils, lorsque les temps furent accomplis, pour qu’il soit notre Sauveur.

 Conçu de l’Esprit Saint, né de la Vierge Marie, il a vécu notre condition d’homme en toute chose, excepté le péché, annonçant aux pauvres la bonne nouvelle du salut ; aux captifs, la délivrance ; aux affligés, la joie.

Pour accomplir le dessein de ton amour, il s’est livré lui-même à la mort, et, par sa résurrection, il a détruit la mort et renouvelé la vie. Afin que notre vie ne soit plus à nous-mêmes, mais à lui qui est mort et ressuscité pour nous, il a envoyé d’auprès de toi, comme premier don fait aux croyants, l’Esprit qui poursuit son œuvre dans le monde et achève toute sanctification.

Que ce même Esprit Saint, nous t’en prions, Seigneur, sanctifie ces offrandes : qu’elles deviennent ainsi le corps et le sang de ton Fils dans la célébration de ce grand mystère, que lui-même nous a laissé en signe de l’Alliance éternelle.

Quand l’heure fut venue où tu allais le glorifier, comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout : pendant le repas qu’il partageait avec eux, il prit le pain, il le bénit, le rompit et le donna à ses disciples en disant :

« Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »

De même, il prit la coupe remplie de vin, il rendit grâce et la donna à ses disciples, en disant :

« Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

(1) il est grand... (voir prière eucharistique N°1)

Voilà pourquoi, Seigneur, nous célébrons aujourd’hui le mémorial de notre rédemption : en rappelant la mort de Jésus Christ et sa descente au séjour des morts, en proclamant sa résurrection et son ascension à ta droite dans le ciel, en attendant aussi qu'il vienne dans la gloire, nous t'offrons son corps et son sang, le sacrifice qui est digne de toi et qui sauve le monde.

Regarde, Seigneur, cette offrande que tu as donnée toi-même à ton Eglise ; accorde à tous ceux qui vont partager ce pain et boire à cette coupe d’être rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps, pour qu’ils soient eux-mêmes dans le Christ une vivante offrande à la louange de ta gloire.

 Et maintenant, Seigneur, rappelle-toi tous ceux pour qui nous offrons ce sacrifice: le pape François, notre évêque Georges et tous les évêques, les prêtres et ceux qui les assistent, les fidèles qui présentent cette offrande, les membres de notre assemblée, le peuple qui t'appartient et tous les hommes qui te cherchent avec droiture.

 Souviens-toi aussi de nos frères qui sont morts dans la paix du Christ, et de tous les morts dont toi seul connais la foi.

A nous qui sommes tes enfants, accorde, Père très bon, l’héritage de la vie éternelle auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, auprès de saint Joseph, son époux, auprès des Apôtres et de tous les saints, dans ton Royaume, où nous pourrons, avec la création tout entière enfin libérée du péché et de la mort, te glorifier par le Christ, notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.

Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.

- Amen

 

COMMUNION

Notre Père

 

  (1) Unis dans le même esprit, nous pouvons dire avec confiance la prière que nous avons reçu du Sauveur:

  (2) Comme nous l'avons appris du Sauveur et selon son commandement, nous osons dire:   

Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié,

Que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous

Nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés.

Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal.

  

Délivre-nous de tout mal, Seigneur, et donne la paix à notre temps : Par ta miséricorde, libère-nous du péché, rassure-nous devant les épreuves en cette vie où nous espérons le bonheur que tu promets et l’avènement de Jésus Christ, notre Sauveur. -Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles !

 

Echange de la paix

Seigneur Jésus Christ, tu as dit à tes Apôtres : »je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » : ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Eglise ; pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis la vers l’unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. – Amen.

Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous. – Et avec votre esprit.

Frères et sœurs, dans la charité du Christ, donnez-vous la paix.

Fraction du pain

Agneau de Dieu

Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous (bis)

Agneau de Dieu, qui enlèves le péché du monde, donne-nous la paix.

 

Communion

 Heureux les invités au repas du Seigneur !

Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.

 - Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir ;

Mais dis seulement une parole et je serai guéri.

Chant de communion

 ou antienne de la communion

 « Mon Père, dit Jésus, si cette coupe ne peut pas passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » (Mt 26, 42)

Prière après la communion

 Tu nous as fortifiés, Seigneur, dans cette communion à tes saints mystères et nous te supplions encore : toi qui nous as donné, dans la mort de ton Fils, l’espérance des biens auxquels nous croyons, donne-nous, dans sa résurrection glorieuse, de parvenir au Royaume que nous attendons. Par Jésus…

— Amen.

Conclusion de la CELEBRATION

Bénédiction solennelle

Dieu votre Père, le Père de toute miséricorde, vous a donné dans la passion de son Fils la plus belle preuve de son amour : qu’il vous aide maintenant à découvrir, à son service et à celui de vos frères, jusqu’où va le don de sa grâce.

Amen.

Il vous a donné de vivre en Jésus qui a subi la mort pour vous sauver d’une mort éternelle : qu’il vous fasse don de sa vie.

Amen.

Après l’avoir suivi dans les épreuves, puissiez-vous entrer avec lui dans sa gloire de ressuscité.

— Amen.

Et que Dieu tout-puissant vous bénisse, le Père, le Fils B et le Saint-Esprit.

— Amen.

Le Seigneur soit avec vous. - Et avec votre esprit.

Que Dieu le Père tout-puissant vous bénisse,

Le Père, Le Fils et le Saint-Esprit. - Amen.

Envoi

Allez, dans la paix du Christ. - Nous rendons grâce à Dieu.

 

Chant de sortie